Ca faisait un petit moment que je
n'avais pas donné de nouvelles. Remarquez bien, vous non plus...:D
Deux solutions : soit j'avais été kidnappé par une bande de malfrats qui vidaient mon compte en banque
à coup de retraits hebdomadaires de carte bleue. Soit je m'éclate
tellement que je n'ai pas le temps d'écrire. Bonne nouvelle, ce
coup ci, c'est la deuxième solution...
Alors que le brésil n'était censé
être qu'une étape assez brève dans mon parcours, vous allez voir
que j'y prends goût...
Suivant fidèlement la feuille de route
laissée par Karen a Iguazu, j'ai atterri début avril à Rio. Je suis
hébergé par l'adorable Gabriela que j'avais accueilli à Paris il y
a un an, nous partageons l'appartement avec ses colocs :
Sebastian, un mathématicien chilien joueur de guitare, Kristina une
prof d'anglais brésilienne d'origine italienne, et un couple
haitio-brésilien que nous ne voyons pas beaucoup.
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de droite à gauche, Christina, Gabriela, Sebastian, et un mec qui squatte toutes mes photos |
Gabriela vient d'emménager au pied de
la Favela de Santa Marta, dans le quartier de Botafogo.
Bien que très occuppée, elle prend un peu de temps pour m'amener au Jardin Botanique de Rio, et
son festival de plantes (et parfois animaux) exotiques (enfin... exotique pour moi, là
bas, ça pousse partout !)
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Coup de coeur pour cette fleur. Qui saura me dire ce que c'est ? |
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une orchidée rigolote |
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des queues de renard, spécial dédicace Vickie |
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oui, ce sont des bambous, oui, ils sont beaucoup plus grands que chez nous |
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premier aperçu du "Christ rédempteur" |
puis nous dégustons une Fejoada,
dans le quartier de Santa Teresa, qui est un peu le Montmartre de
Rio, d'où l'on découvre quelques belles vues sur la baie de Rio
dans le « Parc des Ruines ».
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le 'pain de sucre" autre emblème de Rio |
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des fois, on appuie sur le bouton de l'appareil, et parfois, on a de la chance... |
La Fejoada c'est le plat national
brésilien : des haricots rouges cuisinés avec de la viande de
porc, servi avec du riz et du Forofa (farine de manioc grillée).
Délicieux, nourrissant (c'est le plat que les esclaves préparaient
avec les morceaux délaissés par les maîtres au temps de
l'esclavage), mais un peu lourd sur l'estomac quand même.
Le soir on débarque dans une samba
party en plein air au milieu de la Favela de Santa Marta sur une
terrasse dominant la ville (esplanade Michael Jackson, en hommage à
celui qui est venu y tourner le clip de sa chanson « they don't
care about us ») ambiance sympa et vue sur Rio by night
époustouflante !
En passant, les favelas ne sont pas des
repaires de malfrats, mais tout simplement des zones péri ubaines où
se sont réfugiés les plus pauvres, notamment après l'abolition de
l'esclavage, et l'exode rural, lorsque l'urbanisation les a chassés
des centres villes. Offrant des conditions de vie difficiles sans eau
courante ni électricité, les favelas sont devenues des repaires de
choix pour les trafiquants de tout bord. Le gouvernement brésilien a
mis en œuvre une politique de « pacification » des
favelas, qui n'est pas sans faire polémique, car elle semble surtout
consister à envoyer des brigades de flics qui ne sont pas des
enfants de cœur occasionnant fusillades et effets colatéraux.
Bon, il y a aussi des communautés qui
se prennent en main, et des programmes sociaux pour amener eau,
electricité et funiculaire (c'est le cas à Santa MARTA) pour
faciliter la vie des gens.
Au programme de mes visites il y a eu
aussi les « free tours » ces visites guidées organisées
par des étudiants payés au pourboire. C'est un bon moyen de visiter
une ville en rencontrant du monde et en écoutant quelques anecdotes
racontées par un guide du cru plutôt que de lire son
« Very-lonely » planet en arpentant la ville tout seul.
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L'aqueduc de Lapa |
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Une fusée en cours de montage ? Un hommage au pyramide maya ? |
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Non ! C'est en fait l'immense cathédrale de Rio (capacité 20 000 places assises), plus jolie de l'intérieur que de l'extérieur |
Copacabana, Ipanema sont des noms magiques
sur lesquels je mets désormais mes propres images, sur un air de
Samba.
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oui, il y avait un peu de vagues, c'est déjà l'automne ici hein ! |
La guide nous explique l'histoire de la
caïpirinha (au départ c'était un médicament, à base d'ail et de
miel, sorte de grog local, jusqu'à ce que quelqu'un décide
d'enlever l'aïl et de remplacer le miel par du sucre.
Je vais aussi de mon coté faire un tour au
Corcovado (« le bossu ») la colline qui héberge la
statue du Christ rédempteur, l'emblème de Rio. On y monte avec un
funiculaire qui traverse une forêt tropicale. La vue est belle mais
l'endroit vraiment trop bondé de touristes qui multiplient les poses
« selfies » sur un rythme frénétique au lieu
d'apprécier le site.
Autre site qui vaut vraiment le
détour : Pao de Azucar (le pain de sucre) un autre colline qui
domine Rio, du coté de la baie.
Je fais comme les gens du cru, en
dédaignant le téléphérique et en montant à pied. Ca grimpe
raide, mais en 30 minutes c'est torché et la récompense est à la
hauteur des efforts consentis, puisque mère nature me gratifie d'un beau coucher de soleil sur le Corcovado.
Comme en plus il y a plein de petits
singes adorables qui courent partout, l'endroit ne manque pas de
charme.
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Notez le bébé accroché dans le dos de sa maman |
En conclusion, Rio mérite bien son titre de « Ciudad
Maravilhosa », un site exceptionnel avec les collines dominant
la baie, et ses plages, très loin de la réputation sulfureuse
d'insécurité permanente, même si oui, il y a certainement des
endroits à éviter (je ne les ai pas vus !).
A vous pour les commentaires si vous voulez la suite !! :)